Douze ans. Une génération entière sans Mondial.
L'Algérie revient enfin. Et le retour a de la gueule. Maza qui flambe à Leverkusen. Mahrez qui distille sa science à 34 ans. Une qualification dominée — 25 points, 8 victoires. Sur le papier, les Fennecs ont fière allure. Sur le terrain, ce sera une autre histoire.
Maza, l'étincelle
Ibrahim Maza est la lumière de cette équipe. Le milieu du Bayer Leverkusen a explosé cette saison en Bundesliga. Créativité, percussion, sens du but. C'est autour de lui que Petkovic construit son projet. À ses côtés, Mahrez apporte l'expérience et les éclairs de génie. Le passé et l'avenir, réunis sous le même maillot.
Le groupe J, un mur
Mais le tirage a frappé fort. Groupe J. L'Argentine de Messi en ouverture, le 17 juin. Les champions du monde en titre. L'Autriche, solide et rugueuse. La Jordanie, l'inconnue. Coté à 100,00, l'Algérie n'a pas le costume du favori. Le match clé ? L'Autriche. Tout se jouera là.
Les absents qui pèsent
Petkovic a tranché dans le vif. Bennacer écarté — il ne comprend pas, et il l'a dit. Bounedjah oublié. Atal forfait, tendon d'Achille. Ces absences laissent des trous. La génération est douée. Mais elle manque de vécu là où ça compte.
Le verdict
Douze ans sans Mondial, ça ne s'efface pas en un claquement de doigts. Retrouver ce niveau demande des repères que l'Algérie n'a plus. Si les Fennecs battent l'Autriche, les huitièmes sont jouables. Mais l'inexpérience à ce niveau peut coûter très cher.
L'Algérie peut surprendre. Elle peut aussi rentrer tôt. Le cœur dit oui. La raison impose la prudence.
Note : B-. Encourageant. Mais le Mondial est une autre planète.
