Le visage des Lions au coup de sifflet final disait tout : de la fierté, et une pointe de regret. Après avoir tenu tête au Brésil (1-1) pour leur entrée dans le Mondial 2026, les Marocains se sont présentés devant les médias avec le discours des grandes équipes — celles qui ne se contentent plus d'exister, mais qui veulent gagner. Tour d'horizon des réactions d'après-match.
Hakimi : «On a bien maîtrisé le match»
Le capitaine a résumé la soirée avec lucidité. Au micro de beIN Sports, Achraf Hakimi a savouré la performance tout en gardant les pieds sur terre. «Ce n'était pas facile. On a joué contre une équipe de haut niveau, une favorite. C'est un match nul, mais on a fait un gros match», a déclaré le triple champion d'Europe.
Le latéral du PSG a insisté sur la maîtrise collective affichée par les Lions. «Nous nous sommes concentrés sur nous-mêmes. Nous avons créé beaucoup d'occasions et il me semble que nous avons bien maîtrisé le match. Nous avons fait ce que nous devions faire, ce que nous avons travaillé à l'entraînement», a-t-il ajouté, dans des propos rapportés par Le360 Sport.
Le regard tourné vers la suite
Pas question de s'enflammer ni de se lamenter. Hakimi a immédiatement projeté le groupe vers la suite de la compétition. «Nous sommes heureux de commencer avec un point et nous serons meilleurs lors du deuxième match, tout en restant positifs», a-t-il confié. Et de conclure avec la sagesse d'un leader : «On doit apprendre des côtés négatifs, mais continuer dans le positif. Il nous reste encore deux matches, et c'est le plus important.»
Un discours mesuré qui en dit long sur l'état d'esprit du groupe. Le Maroc aurait pu l'emporter — il a dominé, créé les occasions les plus nettes, mené au score. Mais plutôt que de ressasser le regret, les Lions préfèrent retenir la leçon : ils peuvent rivaliser avec les meilleurs.
El Mourabet salue la prestation collective
Le milieu Samir El Mourabet a lui aussi souligné la qualité de la prestation d'ensemble. Une voix de plus pour confirmer le sentiment général dans le vestiaire marocain : cette équipe a franchi un cap mental. Elle n'a plus peur. Elle assume.
Un état d'esprit conforme aux promesses d'avant-match
Ces réactions font écho au discours tenu par Ouahbi avant la rencontre. Le sélectionneur avait prévenu : «Nous ne craignons pas le Brésil mais nous le respectons.» Il avait insisté sur le nouveau statut du Maroc : «Il faut assumer notre nouvelle dimension. Aujourd'hui, le Maroc, quand il participe aux compétitions, doit être un prétendant.» Sur la pelouse du MetLife, ses joueurs ont transformé ces mots en actes.
Cap sur l'Écosse
La parenthèse brésilienne refermée, le Maroc se tourne déjà vers son deuxième match. Rendez-vous le 19 juin face à l'Écosse à Boston (22h GMT). Une rencontre où les Lions seront cette fois attendus comme favoris, avec l'obligation de transformer la domination en victoire. Le point pris face au Brésil est précieux. Il faudra le faire fructifier. Mais une certitude demeure après cette soirée new-yorkaise : ce Maroc a les épaules d'un candidat. 🦁
