La bourde de Čeferin face à Marquinhos
Une scène cocasse a marqué les célébrations de la finale de la Ligue des Champions. Le 31 mai 2026, alors que le Paris Saint-Germain venait de remporter le trophée face à Arsenal (1-1, 4-3 T.A.B.), le président de l'UEFA, Aleksander Čeferin, a frôlé la boulette protocolaire. Au moment de la remise de la coupe aux grandes oreilles, le dirigeant slovène s'est d'abord dirigé vers Ousmane Dembélé, comme si l'attaquant allait soulever le trophée.
Pourtant, c'est bien Marquinhos, le capitaine emblématique du PSG, qui patientait juste derrière. Čeferin, visiblement distrait, a semblé réaliser son erreur grâce à l'intervention de Dembélé. Il a alors fait demi-tour pour saluer le défenseur brésilien, qui a finalement été le premier à brandir la coupe. Un moment de flottement qui n'a pas échappé aux caméras et aux observateurs.
Dembélé, acteur malgré lui et rassurant
Si Dembélé a involontairement participé à cette scène, il a surtout été un acteur majeur de la victoire parisienne. L'ailier français s'est montré inarrêtable tout au long de la compétition. Malgré une sortie prématurée lors de cette finale, il a rapidement rassuré les supporters. Le 30 mai 2026, il a confirmé que sa sortie était due à de simples crampes, écartant toute blessure grave.
Cette finale de Ligue des Champions a généré une forte audience et des scènes de liesse partout en France, de Lorient à Poissy, célébrant le titre du PSG. La presse anglaise, de son côté, n'a pas relevé de polémique autour de l'incident impliquant Čeferin, se concentrant sur le sacre parisien.
Le PSG entre dans l'histoire
Avec cette victoire, le Paris Saint-Germain marque l'histoire du football européen. Le club parisien s'offre une deuxième Ligue des Champions, un exploit qui le place parmi les géants du continent. Ce succès vient couronner une saison intense et confirme la puissance du projet qatari. Les notes des joueurs champions du PSG ont d'ailleurs salué les performances individuelles, notamment celle de Dembélé.
Cette consécration marque l'aboutissement d'une quête obsessionnelle pour le Paris Saint-Germain, débutée avec l'arrivée de Qatar Sports Investments en 2011. Après des investissements colossaux, des déceptions répétées – notamment la finale perdue en 2020 contre le Bayern Munich et de nombreuses éliminations frustrantes en demi-finales ou quarts de finale – le club de la capitale décroche enfin son Graal européen. Pour Marquinhos, ce trophée a une saveur toute particulière. Arrivé en 2013, le défenseur brésilien est l'un des plus anciens du vestiaire. Il a traversé toutes les époques du projet qatari, connaissant les joies des titres nationaux et les affres des échecs continentaux. Son leadership, sa polyvalence et son attachement au maillot parisien en ont fait un symbole. Brandir la Coupe aux grandes oreilles en tant que capitaine, après tant d'années de sacrifices et de persévérance, représente la plus belle des rédemptions pour un joueur souvent exemplaire, dont la fidélité est rare dans le football moderne. Ce succès valide des années de travail acharné et place le "Président" Marquinhos un peu plus haut dans la légende du club.
Le parcours du PSG vers cette finale fut semé d'embûches, mais aussi jalonné de performances éclatantes. Après avoir navigué dans un groupe réputé difficile, le club parisien a su monter en puissance lors des phases éliminatoires. Dembélé, arrivé avec le statut de star et quelques doutes après des saisons mitigées au FC Barcelone, a prouvé sa valeur dès son intégration. Cette saison 2025-2026 fut sans doute sa plus aboutie sous le maillot parisien, avec un total impressionnant de 8 buts et 12 passes décisives en Ligue des Champions, dont plusieurs réalisations cruciales en phases finales. Sa capacité à dynamiter les défenses, sa vision du jeu et sa vitesse ont été des atouts majeurs, transformant des matchs serrés en victoires décisives. Des prestations XXL qui ont fait oublier les pépins physiques d'antan et ont démontré sa pleine maturité. L'équipe, sous la houlette d'un entraîneur tactiquement astucieux, a su conjuguer la fougue de ses jeunes talents et l'expérience de ses cadres, proposant un football offensif mais équilibré, capable de s'adapter à tous les adversaires et de surmonter les moments de pression intense.
De l'autre côté, Arsenal n'était pas un faire-valoir. Les Gunners, sous la direction de Mikel Arteta, avaient eux aussi connu une renaissance spectaculaire ces dernières saisons, retrouvant la finale de la Ligue des Champions pour la première fois depuis 2006. Leur chemin vers le Stade de France avait été tout aussi impressionnant, éliminant des cadors européens avec une discipline tactique et une efficacité redoutables. Cette finale représentait un choc des styles et des histoires : la puissance financière et l'ambition démesurée du PSG face à la tradition et la résilience d'un club historique anglais. Pour le Paris Saint-Germain, cette victoire n'est pas seulement un trophée ; elle est la validation d'un projet de plus d'une décennie, une reconnaissance sur la scène européenne qui manquait cruellement. Elle renforce la position du club parmi l'élite mondiale et offre une visibilité sans précédent à la Ligue 1. Pour QSI, c'est l'aboutissement de milliards d'euros investis, prouvant que la persévérance finit par payer. Le football français exulte, célébrant la première Ligue des Champions du PSG, marquant un tournant historique pour le club et pour l'ensemble du championnat national.
