Rayan Yaakoubi, l'éclat malgré la défaite
Le Maroc a vu son parcours en CAN U17 s'arrêter en demi-finales, mais un nom a particulièrement retenu l'attention : Rayan Yaakoubi. Le jeune gardien de 17 ans, pensionnaire de Gent, a été étincelant jeudi soir à Rabat face au Sénégal. Malgré la défaite (1-1, 6-7 ap. tab.), Yaakoubi a multiplié les parades décisives, permettant aux Lionceaux de l'Atlas de tenir jusqu'aux ultimes arrêts de jeu.
Sa performance lors de la séance de tirs au but a été remarquable, avec trois penaltys stoppés. Une prestation qui confirme la richesse du vivier marocain et le positionne comme un candidat crédible pour l'avenir de la sélection A, potentiellement en tant qu'héritier de Yassine Bounou (35 ans, 89 sélections).
Mention honorable à Rayan Yaakoubi qui a fait un excellent match aujourd’hui face au Sénégal dont la séance de tirs au buts où il a stoppé plusieurs penaltys. 👏🦁🇲🇦.
— Actu Maroc 🇲🇦 (@ActuMarocOff) May 28, 2026
Une relève déjà bien fournie
Yaakoubi n'est pas le seul talent à émerger au poste de gardien pour le Maroc. La liste des successeurs potentiels de Yassine Bounou est déjà bien garnie. Yanis Benchaouch, plus âgé de trois ans (20 ans), est une autre piste sérieuse. Finaliste de la CAN U20 et sacré champion du monde de la catégorie en octobre dernier sous les ordres de Mohamed Ouahbi, le joueur de Monaco a même été convoqué pour le stage pré-Coupe du monde seniors 2026.
Un autre nom à suivre est celui de Chouaib Bellaarouch. Âgé de 18 ans, il gardait les cages lors de la précédente CAN U17 victorieuse. Il a également participé à la victoire historique de 16-0 contre la Nouvelle-Calédonie en Coupe du monde U17. Bellaarouch incarne la jeune garde issue de l'Académie Mohammed VI de football, réputée pour sa formation.
L'avenir des Lions de l'Atlas s'annonce serein
Ces jeunes talents confirment la profondeur du réservoir marocain au poste de gardien de but. Alors que Yassine Bounou approche de la fin de sa carrière internationale, la succession semble assurée. La performance de Rayan Yaakoubi en CAN U17, celle de Yanis Benchaouch en U20 et l'expérience de Chouaib Bellaarouch témoignent d'une génération prometteuse prête à prendre le relais.
Le Maroc peut envisager l'avenir avec sérénité, fort de ces jeunes portiers qui allient talent, potentiel et déjà une certaine expérience en compétitions internationales juniors. Le défi sera de les intégrer progressivement à la sélection A pour maintenir le haut niveau atteint ces dernières années.
Rayan Yaakoubi n'est pas un inconnu pour les observateurs du football belge. Formé au sein de l'académie de La Gantoise, un club réputé pour son programme de développement juvénile, il a rapidement gravi les échelons. Son intégration chez les U18 de Gent, malgré son jeune âge, témoigne de son potentiel précoce et de la confiance placée en lui. Avant cette demi-finale épique, Yaakoubi avait déjà été un pilier des Lionceaux de l'Atlas durant la phase de groupes de la CAN U17. Le Maroc avait terminé en tête de son groupe, notamment grâce à une défense solide et un gardien impérial. Yaakoubi avait enregistré deux clean sheets, dont un particulièrement notable face au pays hôte, l'Algérie, montrant déjà sa capacité à gérer la pression des grands rendez-vous. Sa lecture du jeu et son agilité sous les barres ont été des atouts majeurs, permettant à son équipe de naviguer sereinement à travers les tours préliminaires et d'atteindre ce stade crucial de la compétition avec des ambitions légitimes.
Cette édition de la Coupe d'Afrique des Nations U17 revêtait une importance capitale, servant également de tournoi qualificatif pour la Coupe du Monde U17. Atteindre le dernier carré garantissait déjà une place au Mondial, un objectif majeur pour toutes les nations africaines désireuses de faire briller leurs jeunes talents sur la scène internationale. La confrontation face au Sénégal, champion en titre de la CAN U17 et réputé pour la qualité de sa formation, représentait un véritable test de caractère. Les Lionceaux de l'Atlas, sous la houlette de leur sélectionneur, avaient bâti leur succès sur une organisation tactique rigoureuse et un état d'esprit combatif. La pression était immense pour ces jeunes joueurs, non seulement pour la qualification mondiale déjà acquise, mais aussi pour l'honneur de représenter leur pays en finale. Le match contre les jeunes Lions de la Teranga fut un bras de fer intense, où chaque duel comptait, et la performance de Yaakoubi a sublimé cet affrontement, le transformant en un duel personnel avec les attaquants sénégalais.
La prestation de Rayan Yaakoubi à la CAN U17, notamment ses trois penaltys arrêtés en séance de tirs au but, le propulse instantanément parmi les jeunes talents les plus prometteurs du continent. Cette capacité à exceller sous pression rappelle les plus grands noms du poste. Au Maroc, l'ombre de Badou Zaki, légende vivante et Ballon d'Or africain 1986, plane toujours sur les jeunes gardiens. Zaki, comme Bounou plus récemment, s'est distingué par sa capacité à être décisif dans les moments clés. Yaakoubi, à seulement 17 ans, démontre déjà une maturité et une assurance rares pour son âge. Son retour à La Gantoise sera scruté avec attention ; il pourrait rapidement intégr
