Le Maroc n’avance plus dans la peau du surprise mondiale. En 2026, les Lions de l’Atlas seront attendus. Scrutés. Jugés. Et la pression est déjà là.
Après une CAN 2025 réussie, le chantier est lancé. Une transition s’installe. Et certains statuts vacillent. À commencer par celui de Sofyan Amrabat.
Amrabat, un statut fragilisé
Il fut le soldat du Mondial 2022. Intouchable. Indispensable. Aujourd’hui, le tableau est différent.
Freiné par des blessures, Amrabat n’est plus seul au monde. Il revient bien, certes. Mais la concurrence a explosé. Et son statut de titulaire n’est plus garanti.
Dans l’ombre, Neil El Aynaoui s’impose. Plus frais, plus constant. Une alternative crédible à la sentinelle historique.
Devant lui, Azzedine Ounahi reste le cerveau. Le chef d’orchestre. Celui qui donne le tempo. Pendant que Saibari et El Khannouss poussent fort pour exister. Ici, rien n’est acquis.
Une nouvelle hiérarchie en construction
Le message est clair : personne n’est intouchable.
Hakim Ziyech en fait les frais. Manque de rythme. Pas retenu. Fin de cycle assumée.
Igamane ? De retour de blessure, mais encore trop juste. Il faudra patienter.
En défense, Naïf Aguerd cristallise les doutes. Trois mois à l’arrêt. Un retour délicat. Mais le sélectionneur lui garde sa confiance.
Et derrière, ça pousse aussi. L’arrivée de Bouaddi en est la preuve : le Maroc prépare déjà l’après.
Des leaders toujours debout
Dans cette phase de transition, certaines certitudes restent solides.
Hakimi, Bounou, Mazraoui. Le socle. L’expérience. Le leadership.
Devant, Brahim Diaz prend une autre dimension. Il dicte. Il accélère. Il fait jouer.
Et sur les côtés, Abde met le feu. Imprévisible. Percutant. Décisif.
Un Maroc attendu au tournant
Fini l’effet surprise. Le Maroc devra confirmer.
Avec une Coupe du monde à 48 équipes, plus longue, plus exigeante, la gestion physique sera clé. Les blessures pourraient tout changer.
Dans ce contexte, la profondeur de banc devient une arme. Et la concurrence, une nécessité.
Une chose est sûre : les Lions de l’Atlas arrivent avec des certitudes… mais aussi des questions.
Et en 2026, il ne s’agira plus de surprendre. Il faudra répondre présent.
