Soyons francs. Ce Sénégal-là ne fait peur à personne.
Le 31 mai à Charlotte, les champions d'Afrique 2022 ont chuté contre les États-Unis. 3-2. Des Américains qui venaient pourtant d'encaisser sept buts en deux matchs. La gifle est sévère. Le réveil aussi.
Une défaite qui dit tout
Dest a frappé. Pulisic a puni. Balogun a enfoncé le clou. En face, le Sénégal a tremblé. Mbow a offert deux ballons à l'adversaire. Jackson a disparu. Seul Mané a répondu présent, avec un doublé. Un homme contre une équipe. Voilà le problème résumé en une phrase.
Le groupe de la mort
Le tirage n'a pas été tendre. Groupe I. La France en ouverture, au MetLife Stadium. Les Bleus, cotés à 7,00, sont parmi les favoris du tournoi. La Norvège d'Haaland complète le tableau. L'Irak ferme la marche. Pour sortir de là, le Sénégal devra accomplir un exploit. Deux, peut-être.
Mané, le dernier rempart
Sadio Mané a 34 ans. Il porte encore le Sénégal sur ses épaules. C'est admirable. C'est aussi inquiétant. Une nation qui dépend autant d'un trentenaire n'a pas préparé l'avenir. Neutralisez Mané, et le Sénégal s'éteint. Les grandes défenses du Mondial savent faire ça les yeux fermés.
Le verdict
Atal forfait sur blessure. Mbow fragile. Jackson irrégulier. Le tableau est sombre. Coté à 50,00, le Sénégal n'est pas un favori. Pape Thiaw a dix jours pour réparer les dégâts. Mais le mal semble plus profond qu'un match raté.
Les Lions de la Téranga risquent de rentrer tôt. Très tôt. Sans un sursaut majeur, le premier tour pourrait être le terminus. Les champions d'Afrique 2022 sont prévenus.
Note : C+. Beaucoup de doutes. Peu de certitudes.
