La Coupe du monde 2026 se jouera en juin et juillet aux États-Unis, au Canada et au Mexique. Et si le spectacle footballistique s'annonce exceptionnel, les conditions climatiques pourraient gâcher la fête. Des scientifiques publient des alertes de plus en plus pressantes : chaleurs extrêmes, humidité élevée et risques sanitaires pourraient marquer ce Mondial — et plusieurs matchs sont formellement identifiés comme dangereux.
France-Sénégal dans le viseur des scientifiques
Parmi les matchs les plus à risque, les chercheurs citent explicitement France-Sénégal, prévu le 16 juin à 15h (heure locale) au MetLife Stadium d'East Rutherford, New Jersey. En juin, les températures à New York peuvent dépasser les 35°C avec un taux d'humidité proche de 80%. Les joueurs africains, habitués aux températures élevées mais pas à l'humidité américaine de l'Est, pourraient être particulièrement exposés. Les joueurs européens, peu accoutumés aux canicules estivales, ne seront pas épargnés non plus.
Le cas des matchs au Texas et en Arizona
Les matchs joués dans les villes du Sud des États-Unis — Dallas, Houston, Phoenix — présentent les risques les plus élevés. Certains matchs de groupes peuvent se jouer avec des températures ressenties supérieures à 45°C. La FIFA a annoncé des mesures : pauses fraîcheur, accès à l'ombre, protocoles médicaux renforcés. Mais les scientifiques jugent ces mesures insuffisantes.
Ce que ça signifie pour les sélections africaines
Pour le Maroc (MetLife Stadium, 13 juin), le Sénégal (MetLife Stadium, 16 juin), et l'Algérie (Kansas City, 17 juin), les équipes africaines joueront leurs premiers matchs dans des conditions potentiellement extrêmes. La préparation physique et l'acclimatation sur place seront des facteurs décisifs. C'est l'une des raisons pour lesquelles le Maroc a choisi un camp de base à Basking Ridge (New Jersey) — pour s'acclimater au climat de la côte Est américaine avant le coup d'envoi. Un choix stratégique qui pourrait faire la différence.
