Hakimi, recordman africain en Coupe du Monde
Le capitaine des Lions de l'Atlas, Achraf Hakimi, a gravé son nom dans l'histoire du football africain. Avec sa 12e apparition en Coupe du Monde, il est devenu le joueur africain le plus capé de la compétition, dépassant les 11 matchs de François Omam-Biyik et Asamoah Gyan avant le tournoi de 2026. Ce record souligne l'importance et la longévité du latéral droit du PSG au plus haut niveau international, confirmant son statut de légende vivante pour le Maroc.
Cette performance intervient alors que le Maroc continue de s'affirmer sur la scène mondiale. Les Lions de l'Atlas ont notamment réalisé un match nul (1-1) face au Brésil lors de la Coupe du Monde 2026. Une performance qui, selon plusieurs observateurs, positionne le Maroc comme un « dark horse » capable d'atteindre les quarts ou les demi-finales du tournoi, à l'instar des Pays-Bas, du Japon ou des États-Unis.
Le Maroc, une nation montante du football mondial
L'ascension du football marocain ne se limite pas aux performances individuelles. Le pays a consenti des efforts considérables pour développer ses infrastructures, avec de nouveaux stades et des académies de jeunes calquées sur le modèle français. Ces investissements portent leurs fruits, comme en témoignent les bons résultats des équipes de jeunes et de la sélection nationale, demi-finaliste de la dernière Coupe du Monde et finaliste de la CAN.
Cette dynamique a renforcé la légitimité du Maroc à organiser une Coupe du Monde. L'équipe nationale bénéficie d'une génération dorée, où des joueurs comme Noussair Mazraoui, évoluant au poste d'arrière gauche pour pallier l'absence d'un spécialiste de haut niveau, démontrent une polyvalence et un niveau « de classe mondiale ».
L'avenir des Lions de l'Atlas et les enjeux continentaux
Malgré ces succès, l'avenir de certains cadres reste incertain. Noussair Mazraoui a récemment laissé entendre qu'il pourrait prendre sa retraite après la Coupe du Monde 2026, exprimant son désir de se consacrer à la mémorisation du Coran et de devenir Imam. Une déclaration rare dans le football moderne, qui met en lumière des priorités différentes pour certains joueurs.
Sur le plan continental, la CAN 2025 est dans toutes les têtes. La finale de la dernière CAN entre le Maroc et le Sénégal a soulevé des questions sur le lieu idéal pour de tels événements, certains suggérant l'Espagne comme terrain neutre pour des raisons de sécurité et d'organisation. Par ailleurs, les tensions politiques peuvent parfois déborder sur le football, comme en témoignent les récentes critiques d'un présentateur tunisien à l'encontre du Roi du Maroc après l'élimination de la Tunisie en Coupe du Monde, accusant le souverain de proximité avec Israël et de « vendre le pays ».
Ces éléments soulignent la complexité des enjeux autour du football marocain, entre gloire sportive, développement des infrastructures et défis géopolitiques, mais confirment la place prépondérante d'Achraf Hakimi dans cette ère dorée.
Hakimi n'est pas seulement un atout en sélection. Au PSG, sa saison 2024/2025 confirme son statut de latéral droit le plus influent d'Europe. Avec déjà 4 buts et 7 passes décisives en 22 matchs de Ligue 1 et Champions League, il est un moteur offensif constant. Son intégration dans le schéma tactique de Luis Enrique est totale, offrant une largeur essentielle et une capacité à déséquilibrer les défenses adverses. Arrivé en 2021, après un passage remarqué à l'Inter Milan où il a été un artisan majeur du Scudetto 2021, et une révélation au Borussia Dortmund en prêt du Real Madrid, Hakimi a toujours su s'adapter et performer au plus haut niveau. Son contrat parisien court jusqu'en 2026. Les rumeurs de prolongation ou d'intérêt de géants espagnols ressurgissent régulièrement, soulignant l'importance stratégique du joueur pour l'avenir du club de la capitale. Le PSG sait qu'il tient un élément rare.
Le style Hakimi est unique. Sa vitesse supersonique, sa qualité de centre et sa capacité à se projeter dans les 30 derniers mètres en font un danger permanent. Il n'est pas qu'un défenseur ; c'est un véritable ailier supplémentaire. Cette polyvalence est cruciale pour le PSG, qui s'appuie sur ses montées pour étirer les blocs adverses. Défensivement, sa récupération rapide et son sens du placement ont progressé, faisant de lui un latéral complet. Il incarne le prototype du défenseur moderne, capable d'être décisif des deux côtés du terrain. Sa vision du jeu et sa technique balle au pied lui permettent de briser les lignes et de lancer des contres éclairs. Une arme fatale, souvent comparée dans son registre offensif à des légendes comme Dani Alves ou Roberto Carlos.
L'enjeu pour le Maroc va bien au-delà de la Coupe du Monde 2026. La nation hôte de la CAN 2025, avec Hakimi comme fer de lance, vise clairement le titre continental. Une victoire à domicile serait historique et confirmerait la domination régionale des Lions de l'Atlas. Les qualifications pour la Coupe du Monde
