Avant le Mondial, si on vous avait dit que le milieu marocain face au Brésil serait tenu par Bouaddi et El Aynaoui, vous auriez peut-être tiqué. Moi le premier, je l'avoue. Et puis il y a eu ce match. Et ce duo a tout changé.
Le gamin qui n'a peur de rien
Ayyoub Bouaddi, 18 ans, formé à Luchin du côté de Lille. Pour son premier vrai grand match en sélection, il s'est retrouvé face à Casemiro et Bruno Guimarães. Deux monstres du milieu mondial. Et il les a fait déjouer. Récupérations sèches, ballons propres vers l'avant, un sang-froid qui n'a aucun sens à cet âge.
Le PSG le suit de près, Zidane aussi dit-on. Après une prestation pareille, sa cote ne va pas redescendre. Le LOSC va pouvoir réclamer une somme indécente. Et il aura raison.
L'autre, le costaud de l'ombre
À ses côtés, Neil El Aynaoui. Lui, c'est le profil inverse. Un ex-Lensois passé par la Roma, du métier, du muscle, l'abattage. Pendant que Bouaddi cassait les lignes, lui faisait le sale boulot. Les courses, les compensations, les duels. Un vrai box-to-box qui couvre le terrain en silence.
Ensemble, ils ont formé quelque chose de rare : un équilibre. La jeunesse et l'expérience, la technique et le physique, la lumière et l'ombre. C'est précisément ce qui a permis au Maroc d'asphyxier le milieu brésilien pendant 45 minutes.
Et maintenant, l'Écosse
Le vrai test arrive ce soir. Parce que l'Écosse, ce n'est pas le Brésil. C'est plus rugueux, plus direct, plus physique. McTominay va chercher le combat. Là, on saura si ce duo tient aussi dans la bataille, pas seulement dans le beau jeu.
Si Bouaddi et El Aynaoui dominent encore ce soir, on ne pourra plus parler de coup de chance. On parlera du nouveau cœur du Maroc. 🦁
