Une Seleção en plein doute
Le Brésil reçoit le Panama en match amical ce dimanche au mythique stade Maracanã de Rio de Janeiro. L'objectif est clair : relancer l'engouement autour de la Seleção à moins d'un an de la Coupe du Monde 2026. Cependant, le contexte est loin d'être idéal pour les quintuples champions du monde.
Sous la houlette de Carlo Ancelotti, arrivé il y a moins d'un an, le bilan est peu reluisant. Le technicien italien affiche seulement cinq victoires, deux nuls et trois défaites toutes compétitions confondues. Un rendement insuffisant qui pèse lourdement sur l'ambiance générale autour de l'équipe nationale.
Des qualifications chaotiques et des amicaux décevants
La campagne de qualification pour la Coupe du Monde a été un véritable calvaire pour le Brésil. La Seleção a terminé à une impensable cinquième place au classement de la CONMEBOL, à dix points de l'Argentine, leader incontesté. Une défaite 1-0 face à la modeste Bolivie a scellé cette phase qualificative. Si le format de la compétition n'avait pas été élargi, le Brésil aurait dû passer par un barrage intercontinental. La sixième place en Amérique du Sud a finalement suffi pour une qualification directe pour l'édition 2026.
Les matchs amicaux n'ont pas non plus rassuré. Entre octobre et mars, l'équipe d'Ancelotti n'a guère brillé, enchaînant les contre-performances. Une récente défaite 2-1 face à la France a mis en lumière les lacunes de l'équipe, notamment en défense où plusieurs cadres seront absents face au Panama.
Le Panama, un adversaire en progression
De son côté, le Panama aborde cette rencontre avec un tout autre état d'esprit. La nation de la CONCACAF se prépare pour sa deuxième participation à une phase finale de Coupe du Monde, après une première expérience sans point en Russie en 2018. Les Canaleros, malgré un groupe difficile face à l'Angleterre, la Belgique et la Tunisie, étaient rentrés la tête haute.
Huit ans plus tard, l'équipe de Thomas Christiansen a progressé de manière notable. Le Panama a atteint les finales de la Gold Cup CONCACAF 2023 et de la Nations League 2025. Lors du troisième tour des qualifications CONCACAF pour la Coupe du Monde, les Canaleros ont enchaîné six matchs sans défaite (3 victoires, 3 nuls), terminant avec trois points d'avance sur le Suriname. Le Brésil reste invaincu en cinq confrontations face au Panama, le seul affrontement officiel remontant au Championnat panaméricain en 1952.
Pronostic : le Brésil doit réagir
Malgré les difficultés, le Brésil reste favori face au Panama. La pression est maximale sur Carlo Ancelotti et ses joueurs pour rassurer le public et retrouver une dynamique positive. Un score de 2-0 en faveur de la Seleção est envisageable. Des joueurs comme Raphinha et Vinicius Junior seront attendus au tournant pour faire la différence et marquer les esprits.
Face à cette Seleção en quête de repères, le Panama n'arrive pas en victime expiatoire. La sélection centro-américaine, finaliste surprise de la Gold Cup 2023 après avoir éliminé les États-Unis en demi-finale, a prouvé sa capacité à déjouer les pronostics et à proposer un jeu structuré. Sous la direction d'un staff technique ambitieux, les Canaleros ont bâti une équipe solide, difficile à manœuvrer, s'appuyant sur une défense compacte et des transitions rapides. Leur parcours en éliminatoires CONCACAF, bien que moins médiatisé, les voit se positionner comme un outsider sérieux pour 2026, notamment grâce à des victoires clés contre des rivaux régionaux. Historiquement, les confrontations face au Brésil sont rares et se sont toujours soldées par des défaites panaméennes, la dernière en date étant un 5-0 en amical en 2014. Mais le contexte actuel offre une opportunité unique pour le Panama de marquer les esprits et de valider sa progression face à un géant vacillant. Ce match est bien plus qu'une simple parenthèse pour eux, c'est un véritable test de maturité sur la scène internationale.
Au-delà des résultats bruts, c'est l'identité de jeu brésilienne qui semble s'être étiolée. La dépendance excessive à des individualités comme Vinicius Jr. ou Rodrygo, brillants en club mais peinant à trouver une synergie collective en sélection, est frappante. L'absence d'un numéro 9 de classe mondiale, capable de peser sur les défenses adverses et de convertir les occasions avec régularité, pèse lourdement sur l'efficacité offensive. Richarlison, Gabriel Jesus, ou encore Pedro n'ont pas su s'imposer durablement à ce poste crucial, laissant un vide tactique criant. Ancelotti, réputé pour sa gestion des stars et sa capacité à tirer le meilleur de ses effectifs avec une moyenne de 2.2 points
