Le Maroc s'impose en Coupe d'Afrique des Nations 2025. Un sacre contesté au TAS, mais officiel pour la CAF. Le Sénégal, vainqueur de la CAN 2021, voit son statut de géant africain remis en question. Une seule victoire ne suffit pas à inscrire un pays parmi les nations dominantes sur la durée.
Les ligues nationales peinent à retenir leurs jeunes talents. Sénégal, Côte d'Ivoire, Algérie voient leurs pépites quitter le continent très tôt. Les championnats locaux manquent de compétitivité. Cette fuite fragilise le développement structurel du football africain.
Défis persistants du football africain
Le football africain fait face à des défis majeurs. L'accessibilité et la sécurité des infrastructures digitales posent problème. La plateforme myNFFinfo de la Nigeria Football Federation est inaccessible. Elle devait offrir des opportunités aux joueurs et scouts. Cette situation entrave la professionnalisation du secteur.
Les visas restent un obstacle majeur. Des supporters ivoiriens ne pourront pas assister au Mondial 2026 aux États-Unis. Leurs demandes de visas ont été refusées. L'arbitre somalien Omar Artan a aussi vu son visa américain refusé. Il était pressenti pour la finale de la Supercoupe de l'UEFA 2026 entre le PSG et Aston Villa. Ces incidents soulignent des difficultés logistiques et administratives persistantes.
L'ambition continentale et la valeur des joueurs
L'ambition continentale demeure forte. Des clubs comme African Stars FC se préparent pour la CAF Champions League. La compétition interclubs africaine reste un objectif majeur. Elle symbolise l'excellence et la progression sur le continent.
La valeur des jeunes talents explose. Lamine Yamal surpasse la valeur marchande de 27 sélections nationales entières. Le Canada (198,6 M€) et le Mexique (191,8 M€) sont dépassés. Ce chiffre illustre la démesure du marché des transferts. Il concentre la valeur sur une poignée de joueurs exceptionnels.
Le débat sur la dominance africaine doit s'ancrer dans l'histoire. L'Égypte détient sept Coupes d'Afrique des Nations. Le Cameroun, quintuple vainqueur, fut quart de finaliste du Mondial 1990. Le Ghana, quatre fois sacré, fut quart de finaliste du Mondial 2010. Ces nations ont bâti leur légende sur la durée. Elles affichent des générations successives de talents. Le sacre du Sénégal en 2021, bien qu'historique, ne suffit pas. Il ne les place pas au même rang que ces géants.
La fuite des talents vers l'Europe renforce les sélections nationales africaines. Les joueurs formés en Europe reviennent aguerris. Ils apportent exigence tactique et maturité physique. Un Kalidou Koulibaly ou un Victor Osimhen en sont des exemples. Leurs performances en club bonifient leurs équipes nationales. Cette dynamique crée une dépendance vis-à-vis de l'Europe. Elle offre aux nations africaines des effectifs compétitifs. Le Maroc au Mondial 2022 et le Sénégal à la CAN 2021 l'ont prouvé.
La CAF impulse des réformes. La Super League Africaine vise à professionnaliser le football de clubs. Elle offre une alternative pour retenir les talents. L'expansion du format de la Coupe du Monde et de la Coupe du Monde des Clubs offre plus d'opportunités. Elle valorise les performances et augmente les revenus.
