Les Verts à l'heure de vérité
Ce dimanche 24 mai 2026, la sélection algérienne des moins de 17 ans (U17) se dresse face à un défi majeur : une place en demi-finale de la Coupe d'Afrique des Nations. Les jeunes Fennecs affrontent la Tanzanie à 14h00, avec un objectif clair, intégrer le carré d'as de la compétition. Une étape cruciale pour cette génération qui a déjà validé son billet pour la Coupe du Monde U17 2026, au terme d'un tirage au sort face au Ghana, après une égalité parfaite en phase de groupes.
L'enjeu est simple : continuer à rêver. Le sélectionneur national, Amine Ghimouz, ne cache pas l'importance de ce rendez-vous. « Nous allons passer un autre cap, à élimination directe. La Tanzanie a dominé son groupe, ses joueurs sont assez forts sur le plan physique. Il y aura certainement des duels intenses. Je pense que techniquement, nous avons les atouts pour créer des problèmes aux Tanzaniens. L'objectif est de se qualifier pour les demi-finales », a-t-il déclaré. Une analyse lucide face à un adversaire qui a terminé leader du groupe C avec 6 points, devançant le Mali (5 pts).
La Tanzanie, un test grandeur nature
La Tanzanie, surnommée les « Serengeti Boys », ne sera pas un adversaire facile. Elle possède la meilleure attaque de la compétition avec 7 buts marqués pour seulement 2 encaissés. La défense algérienne, menée par le capitaine Ilyes Mekkaoui, devra donc livrer une performance irréprochable pour contenir cette force de frappe offensive. Ce match est un véritable test pour la solidité collective et la capacité des Verts à gérer la pression des rencontres à élimination directe.
En cas de succès, l'Algérie affrontera en demi-finale le vainqueur de l'autre quart de finale opposant la Côte d'Ivoire à l'Égypte. Cette 16e édition de la CAN U17 a vu 16 sélections s'affronter, réparties en quatre groupes. Les huit nations qualifiées pour les quarts de finale ont toutes décroché leur ticket pour le Mondial U17, avec deux places supplémentaires attribuées à l'issue de matchs de barrage entre l'Éthiopie et le Mozambique, ainsi que l'Ouganda et le Ghana, prévus ce samedi. L'Algérie, elle, a déjà son Mondial en poche, mais la soif de gloire continentale est intacte.
Algeria's participation en phase finale de la CAN U17 n'est pas une nouveauté, mais l'histoire récente du football algérien chez les jeunes a connu des hauts et des bas. Si les Fennecs ont parfois brillé, notamment en atteignant la finale en 2009 sur leur sol, où ils s'étaient inclinés face à la Gambie, ils ont aussi connu des périodes plus difficiles, peinant à se qualifier ou à dépasser les phases de groupes. Cette génération 2026, déjà assurée d'une place en Coupe du Monde, porte donc un héritage et une pression particuliers. Elle a l'opportunité de s'inscrire dans la lignée des équipes qui ont marqué leur époque, et potentiellement de surpasser les performances passées. Le parcours en Coupe d'Afrique est souvent un tremplin formidable pour de jeunes talents, révélant des pépites qui, quelques années plus tard, peuvent aspirer à intégrer l'
L'Algérie, nation historiquement passionnée de football, a toujours mis un accent particulier sur la formation de ses jeunes talents. Si l'équipe nationale A des Fennecs a connu des sommets avec des victoires en Coupe d'Afrique des Nations, l'échelon des U17 représente le véritable laboratoire du futur. Pour cette catégorie d'âge, la quête d'un titre continental est un objectif de prestige qui dépasse la simple qualification pour le Mondial. Les jeunes Fennecs n'ont jamais soulevé le trophée de la CAN U17, leur meilleure performance remontant à une finale perdue en 2009. Atteindre le dernier carré cette année serait donc un pas significatif vers l'écriture d'une nouvelle page glorieuse dans l'histoire du football algérien, et surtout une validation du travail de fond effectué par la Fédération et des techniciens comme Amine Ghimouz. Ce dernier, dont la philosophie de jeu est axée sur la possession et la construction, a pour mission de forger non seulement des footballeurs, mais aussi des personnalités capables de gérer la pression des grandes compétitions. Sa capacité à tirer le meilleur de son groupe, tout en inculquant les valeurs du collectif, sera déterminante dans ce quart de finale à fort enjeu.
Au-delà de l'aspect purement compétitif, cette Coupe d'Afrique des Nations U17 est un formidable tremplin pour les carrières individuelles. Les yeux des recruteurs des grands clubs européens et africains sont rivés sur ces jeunes pépites, cherchant le prochain Riyad Mahrez ou Ismaël Bennacer. Une performance remarquée dans cette phase finale peut changer une vie, offrant des opportunités que peu de plateformes peuvent égaler. La Tanzanie, bien que n'ayant pas la même histoire glorieuse que certaines nations ouest-africaines dans les catégories de jeunes, a démontré un progrès fulgurant. Leur surnom, les « Serengeti Boys », évoque la force et l'endurance de la faune de leur pays, des qualités qu'ils transposent sur le terrain avec une efficacité redoutable, notamment en attaque. Leur
