Le 18 janvier 2026, au Stade Prince Moulay Abdellah de Rabat, Pape Thiaw ordonne à ses joueurs de quitter le terrain après le penalty accordé au Maroc. Le monde du football retient son souffle. Quelques heures plus tard, devant les caméras de beIN Sports, le sélectionneur sénégalais présente ses excuses : «Je n'ai pas du tout apprécié que j'ai pu dire à mes joueurs de sortir du terrain. Je m'excuse pour le football.» Un mea culpa clair, public, assumé.
Trois mois et demi plus tard, dans la bande-annonce d'un reportage du journaliste Saikou Seydi, une toute autre version émerge. «Il y avait nos supporters de l'autre côté et il y avait des problèmes. Même sur le terrain, donc on ne pouvait pas jouer.» Même homme, même événement, deux récits radicalement différents. Et les images, elles, n'ont pas changé.
Ce que les images montrent vraiment
Le point le plus explosif de cette affaire a été relevé par le site le360.ma, qui a visionné minutieusement les séquences de cette finale : les débordements des supporters sénégalais surviennent APRÈS la demande de Pape Thiaw à ses joueurs d'abandonner la rencontre — pas avant. Autrement dit, la justification avancée aujourd'hui — «il y avait des problèmes dans les tribunes» — est temporellement fausse. C'est le retrait ordonné par Thiaw qui a créé le chaos, pas l'inverse. Les caméras le confirment. Les rapports officiels également.
Quatre rapports officiels qui accablent le Sénégal
Ce n'est pas une opinion marocaine. Ce sont des faits documentés. Quatre rapports officiels — celui de l'arbitre Jean-Jacques Ndala, du commissaire du match, du coordinateur général et de l'officier de sécurité de la CAF — établissent de façon concordante que l'équipe sénégalaise a quitté le terrain sur instruction explicite de Pape Thiaw. Quatre documents. Quatre sources indépendantes. Une même conclusion.
Plus grave encore : le rapport de sécurité mentionne que les déclarations de Pape Thiaw avant la finale — dans lesquelles il laissait entendre que la CAF voulait faire gagner le Maroc — «n'étaient pas rassurantes» et témoignaient d'un climat de tension émotionnelle dans le camp sénégalais.
La FIFA et l'IFAB répondent par de nouvelles règles
La portée de cet incident dépasse le cadre de la finale. L'IFAB et la FIFA ont validé à l'unanimité, après avoir visionné les images de cette finale, plusieurs amendements des lois du jeu directement inspirés de cet épisode : désormais, tout joueur quittant le terrain en signe de protestation sera expulsé. Tout officiel incitant ses joueurs à abandonner une rencontre sera également sanctionné. Et toute équipe responsable de l'arrêt définitif d'un match pourra être déclarée perdante par forfait. La finale Sénégal-Maroc a changé les règles du football mondial. C'est son héritage le plus durable.
Le TAS attend. Le Maroc est champion.
Pendant que Pape Thiaw réécrit son récit, la procédure suit son cours devant le Tribunal arbitral du sport. Le Maroc a déposé son mémoire en défense le 7 mai. Les experts juridiques consultés par plusieurs médias donnent 75% de chances aux Lions de l'Atlas de conserver leur titre. Et officiellement, à ce jour, le Maroc est et reste champion d'Afrique 2025 — reconnu par la CAF, inscrit dans les livres d'histoire.
Pape Thiaw peut multiplier les versions. Les images, elles, ne changent pas.
