Les Sundowns, géants du continent, encore couronnés
Le Prince Moulay Abdellah Stadium a été le théâtre d'une finale de Ligue des Champions CAF 2026 attendue, mais l'issue a été celle que beaucoup pressentaient : les Mamelodi Sundowns ont une fois de plus brandi le trophée. Face à l'AS FAR Rabat, les Sud-Africains ont démontré leur maîtrise, leur expérience et cette capacité à gérer les grands rendez-vous qui les caractérise depuis plusieurs saisons. Ce n'est pas une surprise, plutôt une confirmation éclatante : les Brazilians sont bien les patrons du football africain moderne, et leur palmarès s'épaissit d'un nouveau chapitre doré.
L'AS FAR Rabat, de son côté, nourrissait l'espoir de renouer avec un passé glorieux, quarante ans après son unique sacre en 1985. Les hommes de Rabat ont livré une bataille acharnée, poussés par un public fervent, mais n'ont pas réussi à trouver la faille face à une équipe des Sundowns redoutablement organisée et clinique. Cette défaite est un coup dur, mais elle ne doit pas éclipser un parcours admirable qui a ramené le club marocain sur le devant de la scène continentale. L'apprentissage est douloureux, mais il est essentiel pour franchir le dernier palier.
L'empreinte indélébile des Sundowns sur la CAF
Ce nouveau titre n'est pas anodin. Il ancre un peu plus les Mamelodi Sundowns dans la légende de la compétition. Leur modèle, basé sur une stabilité managériale, un recrutement intelligent et un style de jeu offensif et léché, porte ses fruits année après année. Ils ne se contentent plus de participer ; ils dominent. Cette victoire face à l'AS FAR Rabat est la preuve de leur constance au plus haut niveau, une qualité rare sur un continent où les dynamiques de pouvoir peuvent changer rapidement. Ils sont devenus la référence, le club à abattre, et ils assument ce statut avec brio.
Pour le football marocain, cette finale perdue est une occasion manquée de ramener un trophée majeur au royaume. Après le succès du Wydad AC et du Raja CA ces dernières années, l'AS FAR espérait ajouter son nom à la liste. La performance globale des clubs marocains en Afrique reste impressionnante, mais cette finale rappelle la difficulté de s'imposer face à des ogres comme les Sundowns, qui semblent avoir trouvé la recette pour régner sans partage sur la scène continentale. Le défi est lancé pour les prochaines éditions : détrôner le roi d'Afrique. Et ce ne sera pas une mince affaire.
Les Mamelodi Sundowns, avec ce nouveau sacre en 2026, ne se contentent pas d'ajouter une ligne à leur palmarès ; ils consolident une ère de domination sans précédent dans le football africain. Leur "modèle", évoqué en filigrane, repose sur une stratégie de recrutement intelligente, un développement de jeunes talents constant et, surtout, une stabilité managériale et technique remarquable. Sous la houlette de leur entraîneur, dont la vision tactique est désormais reconnue à l'échelle continentale, les Brazilians ont transformé leur style de jeu en une machine bien huilée, capable de s'adapter à divers adversaires et conditions. Leurs statistiques en phase de groupes cette saison-là, caractérisées par une défense de fer et une attaque prolifique, témoignaient déjà de leur supériorité intrinsèque. Ce n'est plus seulement une équipe qui gagne, c'est une institution qui dicte le rythme, forçant ses concurrents à élever leur niveau de jeu de manière drastique. Leur parcours récent, marqué par des demi-finales et finales régulières, rappelle la suprématie d'un Al Ahly des années 2000 ou d'un TP Mazembe à son apogée, mais avec une touche de modernité et de professionnalisme qui les distingue. Leur capacité à attirer et retenir les meilleurs talents du continent, combinée à une infrastructure de pointe, leur confère un avantage structurel difficilement surmontable pour la plupart des clubs africains.
Pour l'AS FAR Rabat, cette finale, bien que perdue, marque un tournant significatif dans son histoire récente. Quarante ans après le triomphe de 1985, ce retour au sommet de la scène continentale n'est pas le fruit du hasard. Il est le résultat d'un projet sportif ambitieux, d'une restructuration en profondeur et d'une volonté farouche de retrouver son lustre d'antan. Le parcours des militaires marocains, jalonné de victoires éclatantes contre des cadors du continent en phases éliminatoires, a démontré leur résilience et la qualité de leur effectif. Des joueurs clés, dont certains ont émergé comme de véritables révélations de la compétition, ont porté l'équipe sur leurs épaules, galvanisés par un public exceptionnel qui a retrouvé le chemin des stades. Si le dernier pas a été trop
