Un scénario cruel pour les Fennecs U17
Le 24 mai 2026 restera une date amère pour la sélection algérienne U17. Qualifiés pour la prochaine Coupe du Monde, les jeunes Fennecs d'Amine Ghimouz ont pourtant échoué aux portes des demi-finales de la CAN, éliminés par la Tanzanie au terme d'une séance de tirs au but irrespirable (3-3, 4-3 TAB).
Le match, disputé sans Yacine Abed du Paradou, suspendu et considéré comme le meilleur joueur de l'équipe, a offert un spectacle haletant. L'Algérie a démarré fort, ouvrant le score dès la 3e minute par Mouhamed Valmy, auteur d'une frappe splendide de 25 mètres. Mais la Tanzanie a su réagir, égalisant à la 25e minute après une erreur du gardien Tifrani.
Un doublé de Valmy, puis le chaos
Juste avant la pause, Valmy, idéalement lancé par le Lyonnais Walid Nechab, s'offrait un doublé (40e). L'Algérie pensait virer en tête, mais la défense lâchait encore. Sur une erreur de l'arrière droit de l'USMA, Dahmas, Mbegelendi débordait et centrait pour Mbalasalu qui égalisait à 2-2 (45e+8').
La seconde période a vu la Tanzanie prendre l'avantage à la 61e minute, de nouveau par Mbalasalu, cette fois de la tête. L'Algérie, sonnée, trouvait les ressources pour revenir grâce au défenseur central de Montpellier, Benramdane, qui égalisait à la 65e minute sur une passe lobée d'Ilyes Grini de Lens. Les Tanzaniens ont eu deux occasions de plier le match avant la fin du temps réglementaire, mais la décision s'est finalement jouée aux tirs au but.
La loterie des tirs au but, un cruel dénouement
Le sélectionneur Amine Ghimouz a tenté un coup de poker en changeant de gardien pour la séance fatidique, lançant Benmedjdoub du Paradou. Une décision qui ne s'est pas avérée payante, le nouveau portier n'arrêtant aucune des tentatives tanzaniennes. Le sort s'est acharné sur les Algériens lorsque les deux buteurs du match, Benramdane et Valmy, ont manqué leurs tirs. Une défaite 4-3 aux tirs au but qui sonne comme une cruelle désillusion pour une équipe qui avait pourtant montré de belles choses et assuré l'essentiel : une place à la Coupe du Monde.
L'élimination aux tirs au but est toujours une loterie impitoyable. Pour ces jeunes, c'est une leçon brutale, mais leur qualification pour la Coupe du Monde reste un accomplissement majeur.
Amine Ghimouz, à la tête de cette jeune garde, incarne une nouvelle génération d'entraîneurs algériens, souvent passés par les structures fédérales et imprégnés d'une connaissance profonde du football local. Sa vision tactique, axée sur un jeu offensif et une forte cohésion de groupe, avait porté ses fruits tout au long de la compétition. Avant cette phase finale de la CAN U17, les Fennecs avaient impressionné, notamment en phase de groupes où leur capacité à gérer les moments clés et à imposer leur rythme avait été saluée. La qualification pour la Coupe du Monde était déjà une étape majeure, un objectif prioritaire atteint, témoignant du potentiel de cette promotion. Historiquement, l'Algérie a connu des fortunes diverses dans les catégories de jeunes, avec quelques éclairs de génie suivis de périodes plus creuses. Cette équipe, bâtie autour d'individualités prometteuses comme le talentueux Yacine Abed – dont l'absence s'est avérée un coup dur, non seulement par ses qualités techniques mais aussi par son leadership naturel, fruit de la formation exigeante du Paradou AC, réputé pour son académie d'élite – et des éléments évoluant déjà dans des académies européennes reconnues, comme Walid Nechab à Lyon ou Benramdane à Montpellier, portait en elle l'espoir d'une nouvelle ère pour le football algérien. La CAN U17 n'est pas seulement un tremplin pour le Mondial ; c'est aussi une vitrine cruciale pour ces jeunes, un test de leur résilience et de leur capacité à gérer la pression des grandes compétitions continentales,
